ÿþ<!DOCTYPE HTML PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 4.01 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/html4/loose.dtd"> <html> <head> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=macintosh"> <title>Les midis de la province - Entre nous !</title> <style type="text/css"> <!-- body { background-color: #FF0303; margin-top: 0px; } .essai { font-family: Arial; font-size: 16%; font-style: normal; line-height: normal; font-weight: normal; font-variant: normal; text-transform: none; color: #000000; } --> </style> <style type="text/css"> <!-- p.MsoNormal { margin:0cm; margin-bottom:.0001pt; font-size:12.0pt; font-family:"Times New Roman"; } body,td,th { font-family: Arial; font-size: 16%; } .Style13 {font-size: 16px} --> </style> <style type="text/css"> <!-- p.spip { margin-right:0cm; margin-left:0cm; line-height:140%; font-size:16%; font-family:Arial; color: #000000; background-color: #FF0000; } a { font-family: Arial; font-size: 16px; } a:link { text-decoration: none; color: #CCCCCC; } a:visited { text-decoration: none; color: #CCCCCC; } a:hover { text-decoration: none; color: #666666; } a:active { text-decoration: none; color: #666666; } .Style21 { font-size: 12px; font-family: Geneva, Arial, Helvetica, sans-serif; } .Style24 {font-size: 12px; font-family: Geneva, Arial, Helvetica, sans-serif; font-style: italic; } .Style28 { font-size: 12px; font-family: Geneva, Arial, Helvetica, sans-serif; } .Style29 {font-size: 18px} .Style30 {font-family: Geneva, Arial, Helvetica, sans-serif} .Style31 {font-size: 12px} .Style35 {font-size: 12px; font-style: italic; } .Style38 {font-size: 12px; font-family: Geneva, Arial, Helvetica, sans-serif; font-weight: bold; } .Style40 {font-size: 12px; font-weight: bold; } .Style42 { font-size: 16px; font-weight: bold; } .Style44 { font-size: 16px; font-family: Geneva, Arial, Helvetica, sans-serif; font-weight: bold; } .Style45 {color: #000000} .Style46 { font-size: 22px; font-family: Geneva, Arial, Helvetica, sans-serif; color: #FFFFFF; font-weight: bold; } .Style47 {font-size: 22px; color: #FFFFFF; } .Style48 {font-size: 22px; font-weight: bold; color: #FFFFFF; } .Style50 {font-size: 12%; font-family: Geneva, Arial, Helvetica, sans-serif; color: #FFFFFF; font-weight: bold; } --> </style> </head> <body> <div align="center"> <table width="616" border="0"> <tr> <th colspan="3" scope="col"><img src="images/bandeau-presse2.jpg" width="616" height="154"></th> </tr> <tr> <th colspan="3" class="essai" scope="row"><div align="right"><a href="http://www.sergehustache.be">www.sergehustache.be</a></div></th> </tr> <tr> <th colspan="3" class="essai" scope="row"><p align="justify" class="Style46">D'un midi &agrave; l'autre: avancer dans la r&eacute;flexion</p> <p align="justify" class="Style28">Depuis pr&egrave;s de deux ans, nous menons &agrave; la Province de Hainaut une campagne de modernisation, indispensable en raison de ses soucis financiers et des r&eacute;formes institutionnelles qui p&egrave;sent sur notre institution.</p> <p align="justify" class="Style28">Il y a un an et demi, nous avons amorc&eacute; les &laquo; Midis de la Province &raquo; pour nourrir la r&eacute;flexion de cette r&eacute;forme qui nous concerne au quotidien et &agrave; laquelle nous ne pourrons souscrire.</p> <p align="justify" class="Style28">Au cours de ces rencontres, conviviales et sans tabous, nous avons ainsi re&ccedil;u le Ministre-Pr&eacute;sident de la R&eacute;gion wallonne, Rudy Demotte, le pr&eacute;sident de l&rsquo;association des provinces wallonnes, Paul-Emile Mottard, le Ministre des Pouvoirs locaux, Paul Furlan, les d&eacute;put&eacute;s des diff&eacute;rents partis pour les Communaut&eacute;s de territoire (Daniel Senesael, Luc Tiberghien, Jean-Luc Crucke et Damien Yzerbyt), Alain Trussart, d&eacute;put&eacute; provincial Ecolo et Thierry Jacques, le directeur de l&rsquo;Eurom&eacute;tropole, Stef Vandemeulebrouck et Peter Roose, un conseiller provincial flamand. Nous avons aussi abord&eacute; le financement ill&eacute;gal des colonies de peuplement par Dexia.</p> <p align="justify" class="Style28">Des th&egrave;mes d'actualit&eacute;, des questions qui vous et nous pr&eacute;occupent au quotidien pour faire avancer la r&eacute;flexion! Participez au d&eacute;bat!</p> </th> </tr> <tr> <th colspan="3" class="Style47" scope="row"><div align="right"><img src="images/signature-serge.png" width="243" height="78"></div></th> </tr> <!-- ---------------------------------------------------------------------------------------------- --> <tr> <th colspan="3" class="Style47" scope="row"><div align="left"> <p>&nbsp;</p> <p>Première rencontre entre les &quot;communautés de territoire du Hainaut&quot;</p> </div></th> </tr> <tr> <th colspan="3" class="essai" scope="row"><img src="images/120217-Midis prov photo1.JPG" width="200" height="151" border="1">&nbsp; <img src="images/120217-Midis prov photo2.JPG" width="200" height="151" border="1">&nbsp; <img src="images/120217-Midis prov photo3.JPG" width="200" height="151" border="1"></th> </tr> <tr> <th colspan="3" class="essai" scope="row"><div align="left"> <p align="justify" class="Style38">C était une première : à l initiative du Député provincial Serge Hustache, des acteurs, des chevilles ouvrières des trois projets de territoire en gestation ou en croissance en Hainaut ont eu l occasion d expliquer leurs expériences. Et d échanger, aussi. A Mons, Charleroi et en Wallonie picarde, des expériences sont menées parfois depuis longtemps, s inscrivent dans un souhait de réfléchir ensemble à l avenir d un territoire& A l initiative de la Province de Hainaut, Joëlle Kapompole, Toni Da Costa et Eric Van Sevenant ont donc confronté leurs aventures. Une rencontre inédite qui avait lieu à Tournai ce midi et a permis de mieux comprendre les similitudes nombreuses de ces projets. </p> <p align="justify" class="Style28">L actualité est brûlante : il y a quelques jours, la révision constitutionnelle a été annoncée, il y a quelques jours aussi, la Région wallonne a présenté son nouveau plan "Horizon 2022". Dans le climat économique et institutionnel actuels, la réforme annoncée des provinces revient dans les débats... Comme l a rappelé ce midi le Député provincial Serge Hustache, le Gouvernement wallon a, en 2009, dessiné les contours des futures communautés de territoires. </p> <p align="justify" class="Style28">« Afin de simplifier le paysage institutionnel situé entre la Région et la commune, le Gouvernement réformera l institution provinciale pour la faire évoluer, à terme et après révision de la Constitution, en communauté de territoires adaptée comme entité de gestion des intérêts supra-communaux, de pilotage politique des intercommunales, de soutien aux politiques communales et de déconcentration de missions régionales et communautaires dans le cadre des stratégies établies par la Région et/ou les Communautés. » </p> <p align="justify" class="Style28">Ces communautés de territoire, en Hainaut, elles existent, ou commencent à exister. Des projets qui évoluent parallèlement, comportant un certain nombre de similitudes mais qui, pourtant, ne s étaient jamais réellement rencontrées. Sans doute, comme l a précisé le Député provincial, si ces initiatives ont pris naissance en Hainaut, c est parce qu à la différence des autres provinces, il existe des bassins de vie différents, des pôles forts et aussi un certain éloignement entre les villes. Le Hainaut est la plus grande province : en kilomètres carrés et en population. Les initiatives qui émergent touchent chacune plusieurs centaines de milliers d habitants. </p> <p align="justify" class="Style38">La Wapi, lancée il y a 12 ans </p> <p align="justify" class="Style28">Comme l a précisé Toni Da Costa, coordinateur de Wapi2025, la démarche menée en Wallonie picarde a débuté en 1999 par la création du Comité de pilotage Tournai-Ath-Mouscron, ensuite par un Livre Blanc qui dressait des constats mais n invitait pas encore à l action. En 2006, les forces vives ont voulu aller plus loin dans le projet en constituant le conseil de développement de Wallonie picarde, à l image des conseils de développement français. 65 membres venus du monde politique, économique, de l enseignement, associatif& se rassemblent en six collèges, pour construire le développement territorial. Des structures sont venues se greffer au conseil pour l aider dans son action : l asbl Culture.wapi, la conférence des bourgmestres et l asbl Wapi2025... Et progressivement des actions concrètes ont découlé des axes de travail collectivement définis. Rassemblés en une conférence, les bourgmestres des 23 communes réfléchissent à des thématiques comme Mons 2015 ou la sécurité, les zones de police& Epinglons aussi, dans la liste des projets « concrets », la création d un crématorium intercommunal et tranfrontalier à Frasnes, ou encore la mise en place de parcs éoliens à proximité des zones d activités économiques& Ou encore la croissance progressive de l Eurométropole Lille-Kortijk-Tournai. Les pistes d actions sont nombreuses et portent sur un territoire clairement défini. "Un bassin de vie, ce n est pas forcément facile à identifier mais l enquête menée sur le découpage de l espace téléphonique belge démontre clairement les zones de contacts entre les personnes et redessine les quatre sous-régions du Hainaut," explique Toni Da Costa. </p> <p align="justify" class="Style38"><strong>CSur de Hainaut, centre d énergie </strong></p> <p align="justify" class="Style28">Du côté de Mons et du Centre aussi, un projet de territoire est né, il y a peu de temps.</p> <p align="justify" class="Style28">« C est effectivement la première fois que nous avons l occasion de nous rencontrer et c est très symbolique que cette rencontre se fasse sous l égide de la Province de Hainaut", a expliqué d entrée de jeu Joëlle Kapompole. "Ces initiatives doivent se construire ensemble, avec des synergies et sous la coupole de la Province." </p> <p align="justify" class="Style28">La députée n a d ailleurs pas manqué d insister sur les grandes similitudes qui existent entre la démarche montoise et celle de la Wallonie picarde. </p> <p align="justify" class="Style28">Dans le projet "Coeur en Hainaut" comme en Wallonie picarde, les échéances (Mons 2015, capitale culturelle ou encore La Louvière métropole culturelle 2012) et les enjeux sont importants : améliorer le taux d emploi, redorer l image, investir dans l enseignement, renforcer le lien entre les entreprises et les acteurs de la formation figurent parmi les objectifs de ce projet de territoire. </p> <p align="justify" class="Style28">« Nous voulons des actions concrètes mais budgétisées, il faut savoir où l on va, améliorer l image de notre territoire, être dans cette idée de supracommunalité, mettre en cohérence les différentes politiques et développer des stratégies qui concernent tout le monde, on évite ainsi la dispersion des moyens, » observe Joëlle Kapompole. </p> <p align="justify" class="Style28">Le projet a été signé en 2011 après un travail de réflexion mené par différents ateliers rassemblant des personnes issues d horizons très divers. « C était un vrai processus participatif, des ateliers ont été suivis de forum auxquels la population a pu se joindre. Cette démarche a été menée sur tout le territoire, à Soignies, Binche ou Mons. Nous voulions que chaque citoyen se sente concerné. Toutes ces réflexions ont abouti au projet de territoire « CSur de Hainaut, centre d énergies » qui défend une vision, six finalités et quinze actions phares. » </p> <p align="justify" class="Style28">Parmi les axes stratégiques, comme en Wapi, la gouvernance, la dimension économique, l image positive, le bien-être et le cadre de vie constituent la base de travail. « On voit bien les similitudes avec le projet mené en Wallonie picarde », poursuit Joëlle Kapompole. « Nous devons maintenant créer le conseil de développement mais l un des éléments qui me semble important, c est le rôle de la Province qui s implique depuis l origine. » </p> <p align="justify" class="Style28">L échéance que s est fixée CSur de Hainaut, c est 2025, souhaitant d ici là mener à bien des projets extrêmement ambitieux comme le développement de la géothermie, la valorisation de la Haine, ou encore la mobilité. </p> <p align="justify" class="Style38">Charleroi depuis 2007 </p> <p align="justify" class="Style28">L expérience carolo s ancre dans une démarche initiée déjà à la fin des années 80 et a évolué en communauté urbaine avant d être dissoute puis renaître en 2007 en tant que comité de développement stratégique de Charleroi et du Sud Hainaut. « Ce nouveau comité reprend les politiques, les entreprises et les syndicalistes », a expliqué Eric Van Sevenant, membre de l une des commissions de ce comité. « Les réflexions que nous menons ont pour but de mettre en place des actions de développement territorial, de mobiliser les opérateurs, de les fédérer autour de projets, de trouver des moyens, bien plus que d initier une nouvelle gouvernance. Par exemple, nous mettons en place des politiques croisées en matière d emploi et de formation, mêlant les différents niveaux de pouvoir. La cité des métiers est l une des initiatives initiée dans ce cadre. » </p> <p align="justify" class="Style28">Des logiques de développement qui entrent en contradiction avec la Province ? La question mérite d être posée. Pour Eric Van Sevenant, "la Province a un certain nombre de métiers qu elle fait bien, notamment dans l enseignement. Elle a un sens parce qu il faut une taille critique pour être efficace. Personne n imagine que l enseignement soit organisé à l échelle d un plus petit territoire. La Province est un partenaire important dans la mise en Suvre de la stratégie du territoire, un moteur dans ce qu elle sait bien faire. Un outil au service du développement du territoire. » </p> <p align="justify" class="Style28">Une couche en plus ? </p> <p align="justify" class="Style28">« Comment vous voyez la relation de la Province à ces bassins de vie ou ces communautés de territoire », a demandé Serge Hustache aux représentants des trois projets de développement. </p> <p align="justify" class="Style28">Pour Joëlle Kapompole, si la Province de Hainaut a été intégrée depuis le début dans le travail technique, elle ne l a pas été dans le pilotage politique et il faudra envisager de réparer cette lacune. </p> <p align="justify" class="Style28">« Le combat n est pas communauté de territoire versus Province, un bassin de vie touche d autres compétences, la Région, la Communauté ou même l Europe, » explique Toni Da Costa. « Le souci, c était le manque de lien entre les communes et les autres niveaux de pouvoir. » </p> <p align="justify" class="Style28">Pour Eric Van Sevenant, le Hainaut a une diversité, son évolution future devrait être l expertise dans une série de matières qu elle pourrait mettre au service du développement territorial. « Etre une entité de services plutôt qu un pouvoir de gouvernance territoriale ». </p> <p align="justify" class="Style28">Ces communautés de territoire ne devraient-elles pas simplement être un projet de développement plutôt qu un nouvel organe de gouvernance ? </p> <p align="justify" class="Style28">« Cette plateforme est importante, » explique Joëlle Kapompole. « Elle permet de concrétiser ces projets, il n y a pas de redondance. Ces gens ne se connaissaient pas. » </p> <p align="justify" class="Style28">Pour le Député provincial, Serge Hustache, aujourd hui, indépendamment des structures, des niveaux de pouvoirs, l important est que le service à la population soit rendu par le pouvoir le plus approprié, par celles et ceux qui le font de la manière la plus efficace : une condition essentielle. </p> </div> </th> </tr> <!-- ---------------------------------------------------------------------------------------------- --> <tr> <th colspan="3" class="Style47" scope="row"><div align="left"> <p>&nbsp;</p> <p>&quot;Hier les intercommunales, aujourd hui les provinces, demain les CPAS&quot;</p> </div></th> </tr> <tr> <th colspan="3" class="essai" scope="row"><img src="images/120201-Midis prov CGSP photo1.JPG" width="200" height="151" border="1">&nbsp; <img src="images/120201-Midis prov CGSP photo2.JPG" width="200" height="151" border="1">&nbsp; <img src="images/120201-Midis prov CGSP photo3.JPG" width="200" height="151" border="1"></th> </tr> <tr> <th colspan="3" class="essai" scope="row"><div align="left"> <p align="justify" class="Style38">&quot;Je n ai pas l habitude de tourner autour du pot !&quot; avertit Liliane Lemauvais, secrétaire générale de la CGSP-Admi. Et quand il s agit de donner son avis sur la réforme annoncée des provinces, elle ne mâche pas ses mots : le Midi de la Province, organisé dans les locaux de la CGSP de Tournai, a permis de poser les questions qui fâchent, celles qui titillent et d y répondre sans détours. Autour du Député provincial Serge Hustache, des syndicalistes, des élus, des agents des services publics et d autres venus exprimer leurs points de vue... </p> <p align="justify" class="Style28">Il y a quelques semaines, Liliane Lemauvais écrivait dans le journal de la CGSP ce qu elle pensait de la réforme des provinces. Un avis tranché et qui tranche des discours ambiants... La syndicaliste le reconnaît, avec ses trente ans d expérience au service des travailleurs, elle a vécu de nombreuses mises en cause de l institution provinciale. "D ailleurs," dit-elle, "j ai réagi tout de suite, dès la formation du gouvernement en 2009, parce que j étais choquée qu une déclaration de politique régionale fasse son effet d annonce sur la suppression des provinces, sans discussions et surtout sans réflexion." Presque comme si les services rendus par les travailleurs ou le travail accompli ne comptaient pas. </p> <p align="justify" class="Style28">Son passé professionnel lui permet de jeter un regard amusé sur les changements de cible successifs : "d abord, les intercommunales qu il fallait supprimer de moitié, forcément on s est demandé ce que faisaient ces travailleurs, ensuite les provinces ont été ciblées. On en entend parler de manière cyclique. Ces provinces que l on va supprimer pour transférer leurs compétences à des structures... intercommunales, celles qu on critiquait il y a encore quatre ans ! Et demain, alors que la situation économique est catastrophique, on va se pencher sur l utilité des CPAS ! " </p> <p align="justify" class="Style28">Pourquoi cette nécessité de toujours pointer une organisation, une structure interroge Liliane Lemauvais qui insiste : ce qui compte, c est le service le mieux rendu et le respect du personnel, peu importe finalement le reste. </p> <p align="justify" class="Style28">Pour le Député provincial Serge Hustache, différentes explications peuvent être avancées mais sans doute celle qui paraît la plus plausible est le processus de dérégulation des services publics. "La province qui est pourtant un service public dont d aucuns critiquent la lourdeur a pris des mesures lui évitant plusieurs centaines de licenciements et enregistre aujourd hui un boni." </p> <p align="justify" class="Style28">Et le Député de relever que la Province, institution si décriée, rend toujours des services capitaux pour le citoyen, comme la gestion hospitalière au Luxembourg ou l enseignement en Hainaut, et qu alors qu on débat d un transfert de compétences vers la Région, la Région songe à lui assigner de nouvelles tâches comme la gestion des cours d eau... </p> <p align="justify" class="Style28"><strong>L image tronquée des services publics </strong></p> <p align="justify" class="Style28">Ces services publics qu il faudrait simplement promouvoir, Liliane Lemauvais dit qu elle doit les défendre : "ils n existent pas en tant que tels dans les textes européens. Et on a vraiment l impression aujourd hui qu à mesure que les pouvoirs des politiques diminuent, ils doivent trouver des idées et une sémantique différente, on reprend alors le même territoire et on donne un autre nom..." </p> <p align="justify" class="Style28">Pourtant, comme la Province de Hainaut qui s est engagée sur la voie du changement, le changement, la mutabilité, est nécessaire, indispensable à condition, dit la syndicaliste qu il tende à une amélioration pour le citoyen ou le travailleur. Sinon, dit-elle, quel intérêt ? </p> <p align="justify" class="Style28">"Depuis plus de quinze ans, les agents vivent dans la crainte de la suppression de l institution, les difficultés budgétaires ont toujours été résolues, d une manière ou d une autre, beaucoup n ont pas imaginé à quel point, cette fois, la situation était grave. Notre déficit aurait été de 35 millions d euros sans les mesures prises... Et les actes posés par l Autorité provinciale ne sont pas suffisamment relayés vers les services. Les agents ont-ils envie de savoir ce qui se passent dans le service voisin ? On mesure toute la difficulté de créer cet esprit d entreprise tellement indispensable à l acceptation du changement." </p> </div> </th> </tr> <!-- ---------------------------------------------------------------------------------------------- --> <tr> <th colspan="3" class="Style47" scope="row"><div align="left"> <p>&nbsp;</p> <p>&quot;Ne dites pas modernisation mais changement !&quot;</p> </div></th> </tr> <tr> <th colspan="3" class="essai" scope="row"><img src="images/111209_Midis de la Province photo 1.JPG" width="200" height="151" border="1">&nbsp; <img src="images/111209_Midis de la Province photo 2.JPG" width="200" height="151" border="1">&nbsp; <img src="images/111209_Midis de la Province photo 3.JPG" width="200" height="151" border="1"></th> </tr> <tr> <th colspan="3" class="essai" scope="row"><div align="left"> <p align="justify" class="Style38">Patrick Mélis, le greffier provincial, est le plus haut fonctionnaire de la Province de Hainaut. C est aussi l un des artisans de la mise en oeuvre de la modernisation dont on parle beaucoup à la Province. Invité par le Député Serge Hustache et face à un auditoire composé presque exclusivement d agents provinciaux, il a évoqué, sans détours, sans tabous, ce qui avait fonctionné et moins bien fonctionné dans la mise en oeuvre de ce plan. </p> <p align="justify" class="Style28">Patrick Mélis a le sens des chiffres qui frappent : 540 millions d euros, c est le budget total de la Province, environ 10.000 agents, c est le volume de l emploi enseignants et non enseignants compris et une centaine d institutions... </p> <p align="justify" class="Style38">Patrick Mélis a le sens des chiffres qui frappent : 540 millions d euros, c est le budget total de la Province, environ 10.000 agents, c est le volume de l emploi enseignants et non enseignants compris et une centaine d institutions... </p> <p align="justify" class="Style28">"La Province de Hainaut pourrait ressembler à une zone d activité économique qui mêlerait différents métiers et qui, on le comprend mieux dans cette situation, rend difficile l affirmation d une réelle culture d entreprise." </p> <p align="justify" class="Style28">Pourtant, la Province de Hainaut s est modernisée, se modernise. Un "processus continu", dit le greffier qui pointe que l institution a assumé très tôt ses responsabilités, a été primée pour les innovations qu elle a apportées. "C est un travail collectif qui implique l administration et le pouvoir politique," poursuit-il. "Sans l implication des directeurs d institution et sans un travail de sensibilisation vers leur personnel aux raisons du changement, rien n est possible. Moderniser, c est d abord communiquer et convaincre." </p> <p align="justify" class="Style28">C est pour cette raison et quantité d autres que le greffier ne veut plus parler de modernisation mais préfère le terme "changement". Parce que, souligne-t-il, il faut s adapter à l environnement, à l évolution de la société, à la nouvelle gouvernance, au regard du citoyen... Bref, il faut s adapter... Cette adaptation, cette gestion du changement, Patrick Mélis l a baptisée "boîte à outils" : des clés, des modes de fonctionnement qui pourraient être ensuite transposées ailleurs comme aux autres niveaux de pouvoir, par exemple... </p> <p align="justify" class="Style28"><strong>Un changement en quatre étapes </strong></p> <p align="justify" class="Style28">S appuyant sur les principes théoriques du changement et leur transposition à la situation provinciale, Patrick Mélis a fait l examen critique des avancées mais aussi des retards enregistrés. "Nous sommes-nous bien préparés au changement ? Avons-nous réussi à convaincre qu il s agissait d une nécessité absolue ? Avons-nous fait passer le message que l insatisfaction d aujourd hui était un moteur pour l action de demain ? Nous aurions pu mieux faire. Nous sommes partis du postulat que tout le monde aspirait à ces changements mais ce n était pas le cas." </p> <p align="justify" class="Style28">Inciter les agents à imaginer un meilleur lendemain, les convaincre de l intérêt du changement est compliqué. Lourdeurs et lenteurs administratives, poids de l habitude, routine mais aussi craintes à l égard du changement, autant d éléments contre lesquels il a fallu et il faut encore lutter pour insuffler partout le même dynamisme et le même souci d évoluer, de changer. </p> <p align="justify" class="Style28">"Depuis plus de quinze ans, les agents vivent dans la crainte de la suppression de l institution, les difficultés budgétaires ont toujours été résolues, d une manière ou d une autre, beaucoup n ont pas imaginé à quel point, cette fois, la situation était grave. Notre déficit aurait été de 35 millions d euros sans les mesures prises... Et les actes posés par l Autorité provinciale ne sont pas suffisamment relayés vers les services. Les agents ont-ils envie de savoir ce qui se passent dans le service voisin ? On mesure toute la difficulté de créer cet esprit d entreprise tellement indispensable à l acceptation du changement." </p> <p align="justify" class="Style28"><strong>Vaincre les résistances</strong></p> <p align="justify" class="Style28">Abordant la "stratégie du changement", Patrick Mélis a mis en évidence l ampleur des mesures prises et leur diversité : des efforts importants ont été demandés au personnel, de nombreux chantiers ont été ouverts en même temps... Après la stratégie mise en oeuvre à travers une démarche participative, un comité de "managment", des formations et la rédaction d un plan stratégique, est venu le moment de la concrétisation des actions et mesures. "Nous avons une liste importante de réalisations concrètes et importantes mais souvent, je le reconnais, entre le moment où le politique accepte le principe du changement et sa mise en oeuvre sur le terrain, il se passe du temps, propice au doute, porte ouverte à ceux qui résistent au changement." </p> <p align="justify" class="Style28">Cette résistance, tout simplement humaine, oblige à transposer rapidement les "victoires", les avancées dans les institutions. Et Patrick Mélis d insister sur la nécessité d évaluer aussi les conséquences de ces changements dans le travail quotidien des agents. "Il faut convaincre, communiquer et encore communiquer", observe-t-il. "Parce qu il y a des résistances fortes qui s opèrent, des raccourcis... Sans doute ne l avons-nous pas fait suffisamment mais la tâche est complexe." Expliquer, impliquer, faire savoir, bref, communiquer les avancées et les finalités a une importance extrême dans la "consolidation des changements". C est le message qu a voulu faire passer Patrick Mélis, convaincu que le changement est perpétuel et nécessaire... </p> </div> </th> </tr> <tr> <th colspan="3" class="Style47" scope="row"><div align="left"> <p>&quot;Alors, province or not province ?&quot;</p> </div></th> </tr> <tr> <th colspan="3" class="essai" scope="row"><img src="images/111118_Midis de la province photo 1.JPG" width="200" height="151" border="1">&nbsp; <img src="images/111118_Midis de la province photo 2.JPG" width="200" height="151" border="1">&nbsp; <img src="images/111118_Midis de la province photo 3.JPG" width="200" height="151" border="1"></th> </tr> <tr> <th colspan="3" class="essai" scope="row"><div align="left"> <p align="justify" class="Style38">"J ai l occasion de m expliquer" a lancé, d entrée de jeu, Manu Disabato, Député wallon Ecolo en amorçant son intervention. Une discussion à bâtons rompus sur la manière dont le Député qui s est, à plusieurs reprises, exprimé sur la suppression des provinces, envisage l avenir de cette institution. Un échange nourri avec Serge Hustache, Député provincial, et de nombreux participants, désireux d en savoir plus sur le contenu de la prochaine réforme.</p> <p align="justify" class="Style28">Pour Manu Disabato, la Déclaration de politique régionale est claire : les provinces doivent être transformées, bien qu une structure intermédiaire entre les communes et les autres pouvoirs soit toujours nécessaire. Transformées oui, mais en quoi et sur quel territoire ? La question reste pendante.</p> <p align="justify" class="Style38">"Il faut définir pour 2012 des axes prioritaires, un plan stratégique, bref, la vraie plus value des provinces et négocier avec les Communautés et les Régions", explique-t-il. Pour étayer son propos, il insiste : "oui, des compétences intermédiaires sont indispensables, par exemple, pour soutenir les communes dans la constitution de dossiers européens ou encore pour les primes énergies. Certaines structures provinciales travailleraient mieux en étant liées à la Région, mais à nouveau, ce lien ne veut pas dire qu elles seraient totalement transférées à la Région."</p> <p align="justify" class="Style28">Ces modifications, transformations actuellement discutées, restent dans un champ strictement institutionnel. Pour l instant, seule la diminution du nombre de conseillers et députés a été fixée et prévue pour 2012. Pour Manu Disabato, elle aurait dû intervenir après la redéfinition des compétences provinciales. "Une fois ce travail effectué, poursuit-il, il s agira de revoir les articles 41 et 162 de la Constitution et transformer les provinces en communautés de territoire".</p> <p align="justify" class="Style28"><strong>Une disparition progressive</strong></p> <p align="justify" class="Style28">Ces communautés géreraient les intérêts locaux, soutiendraient les politiques communales et seraient constituées d élus au second degré. "Des assemblées qui, à mon sens, doivent être larges pour avoir un véritable débat démocratique," observe-t-il avant d insister sur la taille critique de ces communautés : "la Région doit donner le cadre afin de définir la meilleure structure pour le territoire le plus approprié." Communautés urbaines, communautés de communes rurales, proportionnalité, adhésion des forces vives locales, contractualisation avec les autres niveaux de pouvoir... "L idée est que les provinces disparaissent progressivement sans toucher aux services, au personnel".</p> <p align="justify" class="Style28"><strong>Des partenaires à part entière </strong></p> <p align="justify" class="Style28">Serge Hustache plaide lui pour la reconnaissance des provinces comme de véritables partenaires : "il y a un paradoxe difficile à accepter entre les demandes pressantes des bourgmestres à l égard des provinces et les points de vue donnés par l Union des Villes et Communes. La Province est et reste une instance démocratiquement élue qui doit être respectée."</p> <p align="justify" class="Style28">Cette notion d élection directe et donc de sanction possible est importante pour nombre de participants qui ont relevé, ce midi, le caractère complexe de l élection indirecte : "qui sanctionnera-t-on ? et qui rend des comptes à qui ? Vers qui les syndicats se tourneraient-ils en cas de conflit social ?"</p> <p align="justify" class="Style28">Cette perte de débat démocratique et cette réduction du rôle de l électeur inquiètent. D autant que, comme l a souligné Serge Hustache, "si Ecolo n a pas dans son intention en souhaitant la suppression des provinces de s attaquer au personnel, d autres envisagent cette suppression comme une dérégulation du service public..." Et Serge Hustache d ajouter : "Quand on dit que la Communauté française peut reprendre l enseignement, pour le Hainaut, c est un montant que nous ajoutons de quelque 100 millions d euros, plus les bâtiments... Est-il intéressant à un moment où la crise économique est si grave de se perdre dans une telle arborescence ? Le service n est-il pas la seule dimension importante ? Et si la réflexion sur les bassins de vie est bel et bien amorcée, les structures existantes sont encore loin d être capables de reprendre les compétences provinciales..."</p> <p align="justify" class="Style28"><strong>Changer oui, mais disparaître ?</strong></p> <p align="justify" class="Style28">"Les provinces doivent changer, mais doivent-elles disparaître ?", interroge Serge Hustache. "Elles restent un organe de proximité. Le Hainaut par exemple a au début du siècle dernier lancé l Institut agricole d Ath, l Université du Travail de Charleroi... Encore aujourd hui, ces structures existent et innovent." Il est certain, cependant, que, comme l a souligné un participant, la remise en question politique, institutionnelle des provinces a amené en interne "un débat riche, une introspection intéressante qui a engendré son lot de réformes. Comme le plan de modernisation. Les conséquences sont aujourd hui très positives, la Province se tourne plus encore vers le citoyen. Cependant, le schéma institutionnel proposé aujourd hui reste flou et inquiète..." Même si les questions institutionnelles ne passionnent pas, une clarification s impose. "Ressent-on un sentiment d appartenance à l égard de la Province, peut-être pas, mais ce sentiment existe-t-il vis-à-vis de la Communauté, de la Région, ou même de l Europe ?" Si les questions institutionnelles divisent, celles du service à la population, de la proximité rassemblent. L essentiel, sans doute.</p> <p align="justify" class="Style50">&nbsp;</p> </div> </th> </tr> <tr> <th colspan="3" class="Style47" scope="row"><div align="left"> <p>&quot;Chaque fois qu on supprime un échelon, <br> c est catastrophique... &quot;</p> </div></th> </tr> <tr> <th colspan="3" class="essai" scope="row"><img src="images/111026-Midis_d_Olga_Zrihen_photo2-d9e35.jpg" width="200" height="151" border="1">&nbsp; <img src="images/111026-Midis_d_Olga_Zrihen_photo3-909be.jpg" width="200" height="151" border="1">&nbsp; <img src="images/111026-Midis_d_Olga_Zrihen_photo1-5f446.jpg" width="200" height="151" border="1"></th> </tr> <tr> <th colspan="3" class="essai" scope="row"><div align="left"> <p align="justify" class="Style38">Olga Zrihen, Députée wallonne et présidente provinciale socialiste, n a pas sa langue de sa poche ! Invitée du Député provincial Serge Hustache au &quot;Midi de la Province&quot;, la Louviéroise n a évité aucun tabou et a défendu un pouvoir de proximité, une institution fondamentale à laquelle elle croit, fermement. Des provinces qui suscitent finalement tant de passions... Les Provinces : on en fait quoi en 2012 ? Olga Zrihen a sa petite idée.</p> <p align="justify" class="Style28">Hier matin, le Député provincial Serge Hustache a présenté un projet de budget annonçant un boni de 63 571¬ . Un léger boni, certes, mais qui traduit la mise en oeuvre d une volonté de changement et les impulsions lancées depuis deux ans. Aujourd hui, face aux participants du Midi de la Province, il a rappelé combien il était complexe, difficile et si &quot;politiquement incorrect&quot; de parler en bien de l institution provinciale. Son invitée, Olga Zrihen, signataire du projet de décret qui enclenche la réforme des provinces, s est fait le chantre d une cause qu elle estime juste : la défense d un pouvoir de proximité, utile à la population et près d elle mais si mal compris...</p> <p align="justify" class="Style28"><strong>Le service d abord !</strong></p> <p align="justify" class="Style28">&quot;Ce qui est important pour une institution, c est qu elle serve les gens, qu elle réponde aux besoins,&quot; annonce d entrée de jeu Olga Zrihen.&quot;Et la Province est cette institution fondamentale qui, depuis 1991, est dans le collimateur !&quot;</p> <p align="justify" class="Style28">En commentant les grandes lignes de la réforme, Olga Zrihen ne mâche pas ses mots : &quot;On se penche sur le personnel politique, l administration et le cadre juridique, oui on applique les règles de bonne gouvernance et oui, il faut travailler autrement. La Province, c est un ensemble, ce qui se passe à Mouscron, ça m intéresse même si je suis Louviéroise !&quot;</p> <p align="justify" class="Style28">Et les effets de cette réforme se feront sentir rapidement puisque dès les élections de 2012, le nombre de députés et conseillers va se trouver réduit. Ensuite, il faudra s interroger sur les missions, les services, les synergies. Le signal sera donné. Pour une transformation en communauté de territoires ? Olga Zrihen est dubitative.</p> <p align="justify" class="Style28">&quot;Les bassins de vie sont des notions intéressantes mais on ne peut pas travailler sur des bassins de vie d 1,5 million d habitants... Il faut identifier les besoins, les territoires mais la Province est et restera un interlocuteur privilégié. Elle pourrait, par exemple, offrir un vrai service d aide à la gestion des communes, fort compliquée aujourd hui. Elle aurait pu être utile parce qu elle avait une vue d ensemble dans toutes les discussions liées aux fonds européens, à l Objectif 1...&quot;</p> <p align="justify" class="Style28"><strong>Une seule voix</strong></p> <p align="justify" class="Style28">Dans un pays institutionnellement complexe comme la Belgique, les discussions liées à la constitution du gouvernement fédéral ont des conséquences directes sur des niveaux de pouvoir qui lui sont très éloignés comme la Province... &quot;L existence des provinces ne sera, en effet,&quot; remarque Serge Hustache, &quot;plus coulée dans la constitution&quot;. Elle relèvera des Régions, pouvoir de tutelle. De là à imaginer que les supprimer sera plus simple, il n y a qu un pas que certains détracteurs n hésitent pas à franchir... &quot;Est-on attaché au mot ?&quot; interroge la Députée wallonne. &quot;Sur le territoire, notre territoire, ce qui est important, c est la concertation, la mise en synergie des moyens. La Province doit pouvoir émerger d une seule voix, la sienne. Cette institution n en finit pas de susciter des envies, des haines, des attentes, tout simplement parce qu elle dispose d une assiette fiscale...&quot;</p> <p align="justify" class="Style28">Rien que pour le Hainaut, la Province représente plus de 4000 agents et 5500 enseignants... Dix mille personnes et des compétences que d autres niveaux de pouvoir devraient assumer : le coût est colossal avec quelle utilité pour le citoyen. &quot;Il faut savoir ce qu on veut préserver, ce qu on fait de la manière la plus pertinente, parce que c est au bon endroit. L enseignement, c est important, la santé aussi parce qu on n arrête pas de nous dire que vivre en Hainaut raccourcit notre espérance de vie de cinq ans, la culture, le sport et bien d autres choses parce que la Province est le bon endroit pour assumer ces missions mais reconnaissons-le, on ne se vend pas bien. Il faut croire à la province, ne pas faire preuve de fatalisme.&quot;</p> <p align="justify" class="Style28">Un discours que plaide aussi Serge Hustache, reconnaissant cependant à quel point il est difficile de parler de cette institution &quot;dont personne ne veut mais à laquelle tout le monde fait appel&quot;.</p> <p align="justify" class="Style28">Ces interventions ont généré dans le public des remarques enthousiastes, des interventions passionnées même parmi les moins convaincus de la cause provinciale qui ont fini par suggérer : &quot;Pourquoi ne pas dire continuellement, c est grâce à nous, à vous, que ce projet est né&quot;.</p> <p align="justify" class="Style50">&nbsp;</p> </div> </th> </tr> <tr> <th colspan="3" scope="row"><div align="left"><span class="Style46">Des communaut&eacute;s de territoires, <br> on en parle beaucoup !</span></div></th> </tr> <tr> <th width="210" scope="row"><img src="images/100226_midis_photo_3-2-1ff72.jpg" width="200" height="151" border="1"></th> <th width="214" scope="row"><img src="images/100226_midis_photo_2-31ad3.jpg" width="200" height="151" border="1"></th> <th width="201" scope="row"><img src="images/100226_midis_photo_1-5aed3.jpg" width="200" height="151" border="1"></th> </tr> <tr> <th colspan="3" class="essai" scope="row"><div align="left"> <p align="justify" class="Style45"><span class="Style38">Arr&ecirc;t sur images, moment de r&eacute;flexions ou de d&eacute;bats sur des th&eacute;matiques touchant plut&ocirc;t de pr&egrave;s &agrave; la Province de Hainaut, voil&agrave; le principe de ce rendez-vous convivial auquel sont convi&eacute;s des personnes int&eacute;ress&eacute;es par la question et susceptibles d&rsquo;en d&eacute;battre. Rudy Demotte, Ministre-Pr&eacute;sident de la R&eacute;gion wallonne, a inaugur&eacute; la formule...</span><br> </p> <p align="justify"> <span class="Style21">Avec une question qui ne manquait pas d'interpeller les fonctionnaires et &eacute;lus provinciaux pr&eacute;sents ce midi: &quot;Aujourd'hui, la Province demain, les Communaut&eacute;s de territoire?&quot;...</span><br> </p> <p align="justify"><span class="Style21">Le D&eacute;put&eacute; provincial Serge Hustache a, pr&eacute;alablement, dress&eacute; les contours de la Province de Hainaut, rappel&eacute; les difficult&eacute;s financi&egrave;res dans lesquelles elle se d&eacute;battait, les enjeux institutionnels et la question cruciale de l'emploi.</span><br> </p> <p align="justify"><span class="Style21">Avant d'entrer r&eacute;ellement dans le vif du d&eacute;bat, Rudy Demotte a bross&eacute; le contexte institutionnel, les intentions et le calendrier fix&eacute;s par la D&eacute;claration de politique r&eacute;gionale qui balisent d'une certaine mani&egrave;re l'horizon des Provinces.<br> <br> <em>&quot;Ce n'est pas la question de l'outil qui se pose mais celle de l'approche. Et cette question, on peut la poser &agrave; tous les autres niveaux de pouvoir&quot;, a-t-il soulign&eacute;. &quot;On doit s'interroger sur la taille des bassins de vie, sur la taille des intrecommunales...&quot;</em></span><br> </p> <p align="justify"><span class="Style21">S'il reconna&icirc;t que les Provinces doivent changer, &eacute;voluer, s'il se souvient des &quot;contrats provinciaux&quot; auxquels le gouvernement arc-en-ciel avait pens&eacute; en son temps, il sait aussi &quot;qu'il y a loin de la coupe aux l&egrave;vres&quot;. <br> <br> &quot;C'est difficile de modifier des structures, &ccedil;a l'est plus encore de changer des mentalit&eacute;s.&quot;</span></p> <p align="justify"><span class="Style21">D'ailleurs, dit-il, il n'y a pas une &quot;Province&quot;. Celle de Li&egrave;ge a d&eacute;j&agrave;, d'une certaine mani&egrave;re, anticip&eacute; la communaut&eacute; de territoires, op&eacute;rant sur un territoire unique, le m&ecirc;me que celui des autres structures; celle du Brabant wallon est toute neuve encore et ne conna&icirc;t pas certains travers de fonctionnement...</span><br> </p> <p align="justify"><span class="Style44">A quoi &ccedil;a sert?</span><br> </p> <p align="justify"><span class="Style21">&quot;Ce n'est pas si facile que &ccedil;a de changer une Province mais la question qu'on peut se poser : maintient-on tout en l'&eacute;tat?&quot;</span><br> </p> <p align="justify"><span class="Style21">Pour le Ministre-Pr&eacute;sident, il est important de s'interroger davantage sur les services rendus que sur les structures quelles qu'elles soient, et voir la meilleure mani&egrave;re de satisfaire les citoyens. Il faut, insiste-t-il, mesurer l'expertise des provinces et &eacute;valuer leur sp&eacute;cificit&eacute;.</span><br> </p> <p align="justify"><span class="Style21">Et il est vrai, comme il l'a soulign&eacute; que pour supprimer les provinces, on doit changer la constitution, ouvrir la &quot;bo&icirc;te de pandore&quot;, soulever des tas d'autres questions institutionnelles.</span><br> </p> <p align="justify"><span class="Style24">&quot;Pourquoi ne pas faire comme si?, lance-t-il, en boutade, &quot;les provinces peuvent tr&egrave;s bien devenir les &quot;r&eacute;cipients&quot; de ces communaut&eacute;s de territoire. Il reste &agrave; voir le contr&ocirc;le d&eacute;mocratique, envisager les modes d'&eacute;lection, poser la question des intercommunales... Mais, en tout &eacute;tat de cause, le personnel ne doit pas avoir peur. Il doit au contraire &ecirc;tre partie prenante des changements. Il vaut mieux toujours &ecirc;tre dans une attitude active que r&eacute;active&quot;.</span><br> </p> <p><br> </p> </div> </th> </tr> <tr> <th colspan="3" class="essai" scope="row"><div align="left"><span class="Style46">&laquo; Actrices de la r&eacute;forme, les provinces ? &raquo;</span></div></th> </tr> <tr> <th colspan="3" class="essai" scope="row"><img src="images/100528-Midis_Province_par_Mottard_photo1-2eb21.jpg" width="200" height="151" border="1">&nbsp; <img src="images/100528-Midis_Province_par_Mottard_photo2-d52a8.jpg" width="200" height="151" border="1">&nbsp; <img src="images/IMG_6782-1.jpg" width="200" height="151" border="1"></th> </tr> <tr> <th colspan="3" class="essai" scope="row"><p align="justify" class="Style46">&nbsp;</p> <p align="justify" class="Style30"><span class="Style38">&quot;La Province, actrice de la r&eacute;forme ?&quot; C&rsquo;est avec cette question que Paul-Emile Mottard, D&eacute;put&eacute; provincial &agrave; Li&egrave;ge mais aussi pr&eacute;sident de l&rsquo;Association des Provinces wallonnes a entam&eacute; le deuxi&egrave;me &quot;Midi de la Province&quot;, initi&eacute; par Serge Hustache. Oui, le mouvement est amorc&eacute;, oui, partout, les discussions se lancent et les groupes de travail se constituent : pour dessiner un avenir aux Provinces.</span></p> <p align="justify" class="Style30"><span class="Style28"> Il y a un an, &agrave; pareille &eacute;poque, les d&eacute;bats allaient bon train sur l&rsquo;avenir des provinces, sur leur suppression &eacute;ventuelle, sur leur r&eacute;forme n&eacute;cessaire. <em>&quot;L&rsquo;Association des Provinces Wallonnes a r&eacute;dig&eacute; un m&eacute;morandum en 2009, consid&eacute;rant que les Provinces n&rsquo;&eacute;taient pas des institutions fig&eacute;es et devaient &eacute;voluer,&quot; commence Paul-Emile Mottard. &quot;Nous avons d&eacute;gag&eacute; la notion d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t provincial, le principe de subsidiarit&eacute;, qui est le meilleur pouvoir pour faire quoi, et la solidarit&eacute; territoriale&quot;.</em></span></p> <p align="justify" class="Style30"><span class="Style28"> Ce travail, fastidieux, a d&eacute;bouch&eacute; sur un certain nombre de conclusions int&eacute;ressantes et une &eacute;vidence : si les provinces disparaissent qui fera ce qu&rsquo;elles faisaient auparavant ?<em> &quot;La D&eacute;claration de politique g&eacute;n&eacute;rale de la R&eacute;gion wallonne a d&eacute;j&agrave; trac&eacute; de grandes lignes : diminution du nombre de conseillers et d&eacute;put&eacute;s. Pour le reste, un comit&eacute; strat&eacute;gique, regroupant la R&eacute;gion, l&rsquo;Union des Villes et Communes, le CRAC, l&rsquo;Association des Provinces wallonnes et le cabinet du Ministre, planche sur divers th&eacute;matiques.&quot;</em></span></p> <p align="justify" class="Style30"><span class="Style28"> On constate ainsi que les Provinces wallonnes ont toutes comp&eacute;tences diff&eacute;rentes : <em>&quot;parce que les provinces ont rempli des missions que d&rsquo;autres n&rsquo;accomplissaient pas et r&eacute;pondu ainsi &agrave; un besoin r&eacute;el.&quot;</em></span></p> <p align="justify" class="Style21"> Le Hainaut a d&eacute;velopp&eacute; l&rsquo;enseignement et le social, par exemple, et la Province de Luxembourg g&egrave;re tout le r&eacute;seau hospitalier... <em>&quot;Les Provinces rendent &eacute;galement un nombre impressionnant de services aux communes, l&rsquo;APW a effectu&eacute; un relev&eacute; scrupuleux de ces actions et chaque coll&egrave;ge provincial dresse l&rsquo;inventaire des partenariats existants&quot;.</em></p> <p align="justify" class="Style30"><span class="Style42">Abandonner ? Oui mais quoi ?</span></p> <p align="justify" class="Style30"><span class="Style31">Comme l&rsquo;a pr&eacute;cis&eacute; Paul-Emile Mottard, l&rsquo;abandon de comp&eacute;tences ou la reprise des comp&eacute;tences par d&rsquo;autres pouvoirs revient souvent dans les discussions. <em>&quot;Depuis des ann&eacute;es, c&rsquo;est principalement des voiries qu&rsquo;on parle mais rien ne se fait : la concr&eacute;tisation des choses est complexe. On a &eacute;voqu&eacute; le logement aussi, le patrimoine, la comp&eacute;tence juridictionnelle, les relations internationales... En fait, la plupart des missions remplies par les Provinces pourraient relever des comp&eacute;tences de la Communaut&eacute; fran&ccedil;aise. Elle n&rsquo;est pas en mesure de les remplir. Et si on ajoute que cette r&eacute;forme doit se faire sans le moindre impact sur l&rsquo;emploi, on mesure plus encore sa grande complexit&eacute;.&quot;</em></span></p> <p align="justify" class="Style30"><span class="Style31">Et Paul-Emile Mottard d&rsquo;ajouter : <em>&quot;On &eacute;voque aussi la transformation des provinces en communaut&eacute; de territoires, c&rsquo;est inscrit dans la r&eacute;vision constitutionnelle qu&rsquo;aura &agrave; faire la nouvelle &eacute;quipe en place. Sur quel territoire ? Avec qui ? Pour quoi faire ? On a pens&eacute; aux crit&egrave;res des intercommunales, des zones de police mais on a aussi &eacute;voqu&eacute; des crit&egrave;res comme le niveau de vie, le pouvoir d&rsquo;achat ou m&ecirc;me le type de journal achet&eacute; par les habitants !&quot; </em>Pour le D&eacute;put&eacute; provincial, la r&eacute;forme est en cours mais doit &ecirc;tre concert&eacute;e.</span></p> <p align="justify" class="Style30"><span class="Style31"> A Li&egrave;ge, une coordination provinciale rassemblant bourgmestres et coll&egrave;ge provinciale s&rsquo;efforce de r&eacute;pondre aux besoins les plus urgents de la population. <em>&quot;La province doit &eacute;voluer vers une r&eacute;flexion prospective, c&rsquo;est l&rsquo;organisation politique d&rsquo;une r&eacute;gion qui se dessine. Si les Provinces font l&rsquo;exercice de se remettre en cause, d&rsquo;autres comme les villes et communes doivent le faire aussi. Le personnel provincial est de qualit&eacute; et remplit une s&eacute;rie de missions. Aujourd&rsquo;hui, nous devons avoir une vision optimiste qui passe par le d&eacute;veloppement de synergies avec les communes, la R&eacute;gion et les Communaut&eacute;s.&quot;</em><br> </span></p> <p align="justify" class="Style30"><span class="Style42">Mettre en avant le concret</span></p> <p align="justify"><span class="Style21"> Parler de ce qu&rsquo;on sait faire, le montrer, c&rsquo;est pour Serge Hustache une priorit&eacute;. <em>&quot;On doit jouer sur le concret, les provinces sont l&rsquo;&eacute;chelle pertinente pour mener &agrave; bien quantit&eacute; de projets. Les comp&eacute;tences qu&rsquo;elles ont correspondent &agrave; des besoins et pas &agrave; des caprices... Les gens qui connaissent la Province mesurent son utilit&eacute;, c&rsquo;est souvent de responsables qui m&eacute;connaissent notre institution que viennent les critiques les plus virulentes... Et une d&eacute;cision peut &ecirc;tre vite et mal prise.&quot;</em> Des diff&eacute;rentes questions et r&eacute;flexions formul&eacute;es dans l&rsquo;assembl&eacute;e, on retiendra : l&rsquo;aide &agrave; apporter aux communes, le danger de mesures lin&eacute;aires et aveugles, le manque de lisibilit&eacute; des provinces en raison du nombre important de missions qu&rsquo;elles remplissent.</span></p> <p align="left"><br> </p></th> </tr> <tr> <th colspan="3" scope="row"><div align="left"><span class="Style47"><strong>&laquo;&nbsp;Je suis un pragmatique&nbsp;&raquo;, </strong><br> <strong>dit Paul Furlan au sujet des provinces</strong></span></div></th> </tr> <tr> <th scope="row"><img src="images/101217_midis_de_la_province_photo_1-a9840.jpg" alt="a" width="200" height="151" border="1" align="left"></th> <th scope="row"><img src="images/101217_midis_de_la_province_photo_2-08cd8.jpg" alt="ddd" width="200" height="151" border="1"></th> <th scope="row"><img src="images/101217_midis_de_la_province_photo_3-365b1.jpg" alt="nnn" width="200" height="151" border="1"></th> </tr> <tr> <th colspan="3" class="essai" scope="row"><p align="justify"><strong>&quot;Ni pourfendeur des provinces, ni d&eacute;fenseur dogmatique, je suis juste un pragmatique, je me demande comment concr&egrave;tement mettre en oeuvre la D&eacute;claration de politique r&eacute;gionale&nbsp;!&quot; Sans langue de bois, comme il aime &agrave; le dire, le Ministre wallon des pouvoirs locaux, Paul Furlan, &eacute;tait ce midi &agrave; Tournai pour le quatri&egrave;me &quot;Midi de la Province&quot;. Une &quot;rencontre originale&quot; pour alimenter la r&eacute;flexion sur les Provinces et occupant, exceptionnellement, le grand auditoire de la Haute Ecole provinciale de Hainaut Condorcet.</strong></p> <p align="justify" class="Style31">Quelque 150 personnes ont brav&eacute; les conditions m&eacute;t&eacute;orologiques difficiles pour venir &eacute;couter le Ministre Furlan &eacute;voquer les provinces, leur avenir, leur transformation possible ou probable en communaut&eacute; de territoire. Parmi elles, de nombreux agents, conseillers ou d&eacute;put&eacute;s provinciaux, comme Annie Taulet, Richard Willame et G&eacute;rald Moortgat, mais aussi des bourgmestres, &eacute;chevins ou conseillers et deux d&eacute;put&eacute;s wallons, Damien Yzerbyt et Daniel Senesael. Mais il y avait aussi dans la salle des personnes venus d&rsquo;horizons divers et int&eacute;ress&eacute;es par la gouvernance d&rsquo;un territoire... Le Ministre-Pr&eacute;sident, Rudy Demotte, qui devait &ecirc;tre pr&eacute;sent est souffrant et donc n&rsquo;a pu assister au d&eacute;bat.</p> <p align="justify" class="Style31">Le Ministre a commenc&eacute; par rappeler le contexte dans lequel s&rsquo;inscrivait sa r&eacute;forme. Celui de la d&eacute;claration de politique r&eacute;gionale qui comme il l&rsquo;a soulign&eacute; pr&eacute;voit une refonte des provinces et leur transformation en communaut&eacute;s de territoire...</p> <p align="justify" class="Style31">Des mesures concr&egrave;tes ont d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; prises comme la diminution du nombre de conseillers et d&eacute;put&eacute;s&nbsp;: <em>&quot;des mesures symboliques mais n&eacute;cessaires dans ce souci de bonne gouvernance&quot;.</em> D&rsquo;autres chantiers sont en cours, comme l&rsquo;&eacute;valuation des partenariats que pouvent d&eacute;velopper provinces, communes et R&eacute;gion. <em>&quot;Des partenariats repens&eacute;s en fonction des besoins r&eacute;els&quot;.</em> La r&eacute;flexion devrait aboutir dans le courant du premier semestre 2011. <em>&quot;J&rsquo;ai compos&eacute; un groupe de travail qui regroupe des repr&eacute;sentants de l&rsquo;administration wallonne, des provinces et de mon cabinet&quot;,</em> explique-t-il.</p> <p align="justify" class="Style31"><em>&quot;Parce que</em>, a-t-il soulign&eacute;, <em>la r&eacute;forme des provinces, leur suppression, le transfert de certaines comp&eacute;tences &agrave; la R&eacute;gion ou pas, on en parle depuis des ann&eacute;es&nbsp;! Mais les provinces doivent changer et je ne travaille pas aujourd&rsquo;hui &agrave; les supprimer mais &agrave; les moderniser</em>.&quot;</p> <p align="justify" class="Style29"><strong>Les communaut&eacute;s de territoire</strong></p> <p align="justify" class="Style31"> En Wallonie picarde, &agrave; travers des outils comme le Conseil de D&eacute;veloppement de Wallonie picarde que pr&eacute;side le Ministre-Pr&eacute;sident de la R&eacute;gion wallonne, Rudy Demotte, l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;une communaut&eacute; de territoires se construit. Ce midi, Philippe Luyten, Vice-Pr&eacute;sident du Conseil de D&eacute;veloppement, a d&rsquo;ailleurs interpell&eacute; le Ministre sur la question des communaut&eacute;s de communes et de sa r&eacute;ponse au D&eacute;put&eacute; wallon Daniel Senesael dans laquelle il &eacute;voquait le lancement d&rsquo;une exp&eacute;rience pilote en Wallonie picarde.</p> <p align="justify" class="Style31">Le d&eacute;bat s&rsquo;est d&rsquo;ailleurs amorc&eacute; sur cette question, Manu Simon, conseiller provincial, &eacute;voquant la limite des provinces. Luc Berghmans, Directeur de l&rsquo;Observatoire de la Sant&eacute;, a soulign&eacute; lui la pertinence des territoires, la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;une taille critique... Point sur lequel a rebondi Patrick M&eacute;lis, greffier provincial, disant qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui des sch&eacute;mas communs s&rsquo;&eacute;tablissaient dans les pays de l&rsquo;Union autour d&rsquo;un pouvoir central, de pouvoirs interm&eacute;diaires et de pouvoirs locaux.</p> <p align="justify" class="Style31"> <em>&quot;L&rsquo;Objectif 1, c&rsquo;est tout le Hainaut qui l&rsquo;a obtenu.&quot;</em> Paul Furlan, pour r&eacute;pondre &agrave; ces diff&eacute;rentes questions ou interpellations, a observ&eacute; que sa t&acirc;che actuelle &eacute;tait la modernisation en profondeur de la Province, sa r&eacute;forme et surtout sa simplification. La transformation des provinces en communaut&eacute; de territoire n&eacute;cessite de l&eacute;gif&eacute;rer, de modifier la constitution et donc de n&eacute;gocier avec le Nord du Pays, et ce n&rsquo;est pas &agrave; l&rsquo;ordre du jour.</p> <p align="justify" class="Style31">Cependant, le Ministre s&rsquo;est dit conscient du travail men&eacute; en Wallonie picarde qui pourrait servir de zone test pour tenter une exp&eacute;rience. <em>&quot;Mais on ne touche pas au personnel et on doit examiner la pertinence des communaut&eacute;s de territoire. On remarquera sans doute que, dans bon nombre de provinces, le territoire du bassin de vie est celui de la Province elle-m&ecirc;me. La particularit&eacute; du Hainaut est qu&rsquo;il coexiste plusieurs territoires diff&eacute;rents au sein de la m&ecirc;me province.&quot;</em></p> <p align="justify" class="Style31"> Et le D&eacute;put&eacute; Serge Hustache de conclure qu&rsquo;&quot;<em>il faut &eacute;viter de commettre les deux erreurs du sous-localismes. Si la Province a tout son sens, des disproportions existent entre les sous-r&eacute;gions et en m&ecirc;me temps, le sous-localisme, c&rsquo;est la limite d&rsquo;un territoire qui d&eacute;veloppe une strat&eacute;gie. S&rsquo;il faut &ecirc;tre solidaire des projets fa&ccedil;onn&eacute;s, il faut aussi tenir compte de ces r&eacute;alit&eacute;s de territoire mais la Province peut participer &agrave; la r&eacute;flexion qui s&rsquo;amorce. &quot;</em></p> <p align="left">&nbsp;</p> </th> </tr> <tr> <th colspan="3" scope="row"><div align="left" class="Style47"><strong>Supprimer les Provinces? Oui, non, peut-&ecirc;tre...</strong></div></th> </tr> <tr> <th scope="row"><div align="left"><img src="images/110128_midi_de_la_province_photo_1-cd20f.jpg" width="200" height="150" border="1"></div></th> <th scope="row"><div align="center"><img src="images/110128_midi_de_la_province_photo_2-9cfe5.jpg" width="200" height="150" border="1"></div></th> <th scope="row"><div align="right"><img src="images/110128_midi_de_la_province_photo_3-edf93.jpg" width="200" height="150" border="1"></div></th> </tr> <tr> <th colspan="3" class="essai" scope="row"><p align="justify"><span class="Style40">Au commencement, il y avait les provinces, territoires charg&eacute;s d&rsquo;histoire qui ont pr&eacute;c&eacute;d&eacute; la cr&eacute;ation de la Belgique. Depuis 2009, il est pr&eacute;vu qu&rsquo;elles vivent une reforme pour s&rsquo;ancrer dans les temps nouveaux. La D&eacute;claration de politique r&eacute;gionale a fix&eacute; les balises mais la transformation n&rsquo;est pas si simple &agrave; concr&eacute;tiser. Invit&eacute;s par Serge Hustache &agrave; ce midi de la Province, les quatre d&eacute;put&eacute;s wallons de Wallonie picarde &eacute;taient amen&eacute;s &agrave; exposer leur point de vue dans un d&eacute;bat qui promettait d&rsquo;&ecirc;tre passionnant. Il l&rsquo;a &eacute;t&eacute;.</span></p> <p align="justify"><span class="Style31"> La D&eacute;claration de Politique r&eacute;gionale, c&rsquo;est le contrat de mariage des trois partis qui forment la majorit&eacute; wallonne et, dans les discussions et les d&eacute;bats, ils ont convenu de r&eacute;former les provinces jusqu&rsquo;&agrave; les faire &eacute;voluer en communaut&eacute;s de territoire. Le Ministre Furlan s&rsquo;est attaqu&eacute; &agrave; cette r&eacute;forme, consultant les autorit&eacute;s provinciales et r&eacute;fl&eacute;chissant &agrave; la meilleure mani&egrave;re de continuer &agrave; rendre service au public. Des avanc&eacute;es existent d&eacute;j&agrave; et concernent principalement la gouvernance : diminution du nombre de d&eacute;put&eacute;s et conseillers, modification des arrondissements &eacute;lectoraux... <em>&quot;Si une modification de la constitution &eacute;tait n&eacute;cessaire pour transformer les provinces en communaut&eacute;s de territoire, on sait depuis les &eacute;lections f&eacute;d&eacute;rales, ces trois articles sont en discussion,&quot;</em> a rappel&eacute; Serge Hustache avant de c&eacute;der la parole aux quatre d&eacute;put&eacute;s wallons.</span></p> <p align="justify"><span class="Style13"><strong> Une exp&eacute;rience pilote</strong></span></p> <p align="justify"><span class="Style31"> Daniel Senesael (PS) a propos&eacute; au Ministre Furlan de s&rsquo;appuyer sur les intiatives men&eacute;es en Wallonie picarde pour y tenter une exp&eacute;rience pilote de communaut&eacute; de territoire.<em> &quot;Les besoins des communes ont &eacute;volu&eacute;, leur cadre juridique aussi, l&rsquo;id&eacute;e n&rsquo;est pas d&rsquo;ajouter un niveau de pouvoir suppl&eacute;mentaire mais de voir comment d&eacute;fendre au mieux nos projets et notre identit&eacute; &quot;wapi&quot;, comment donner un plus aux citoyens, comment apporter une plus-value aux communes et &agrave; la R&eacute;gion wallonne.&quot;</em> Pour Daniel Senesael, il faut une transition et non une disparition pure et simple des provinces...</span></p> <p align="justify"><span class="Style13"><strong>Quel territoire ?</strong></span></p> <p align="justify"><span class="Style31"> L&rsquo;Ecolo Luc Tiberghien, lui, s&rsquo;appuie sur la D&eacute;claration de politique r&eacute;gionale pour dire que la r&eacute;forme doit s&rsquo;engager mais revenir aux int&eacute;r&ecirc;ts des Wallons picards. <em>&quot;Ce n&rsquo;est pas si facile, depuis 2006 au moins, les m&ecirc;mes choses sont plaid&eacute;es : fusion des intercommunales avec un pilotage politique, gouvernance et un conseil de d&eacute;veloppement qui soit un v&eacute;ritable lien avec les citoyens. Parler de communaut&eacute; de territoire, &ccedil;a veut dire qu&rsquo;on doit savoir sur quel territoire on travaille et aucun d&eacute;cret ne le d&eacute;terminera.&quot;</em></span></p> <p align="justify"><span class="Style13"><strong> L&rsquo;objectif : le service public</strong></span></p> <p align="justify"><span class="Style31"> Pour Damien Yzerbyt, d&eacute;put&eacute; CDH, rien n&rsquo;est r&eacute;ellement tranch&eacute;.<em> &quot;Les mesures quantitatives, r&eacute;duire d&rsquo;un tiers, supprimer, jette le discr&eacute;dit sur le travail fourni. D&rsquo;une province &agrave; l&rsquo;autre, les perceptions sont diff&eacute;rentes, comme les mati&egrave;res trait&eacute;es. Et si, aujourd&rsquo;hui, nous envisageons une communaut&eacute; de territoires, qui la financera ?&quot;</em> Pour le d&eacute;put&eacute; CDh, c&rsquo;est l&rsquo;efficacit&eacute; du service au citoyen qui doit permettre d&rsquo;identifier l&rsquo;outil.</span></p> <p align="justify"><span class="Style13"><strong> Il faut maintenir les Provinces</strong></span></p> <p align="justify"><span class="Style31"> Jean-Luc Crucke, MR, s&rsquo;il n&rsquo;est pas contre les communaut&eacute;s de territoire n&rsquo;est pas non plus pour la suppression des provinces qui dans le paysage institutionnel en pleine mouvance ont leur pertinence. <em>&quot;Elles sont n&eacute;cessaires et, quand on p&egrave;se 1.300.000 habitants comme le Hainaut, on a en plus un certain poids. Bien s&ucirc;r, il faut faire &eacute;voluer les comp&eacute;tences, les clarifier sur base contractuelle avec la R&eacute;gion. Pour moi le d&eacute;bat sur les communaut&eacute;s de territoire est un autre d&eacute;bat, les comp&eacute;tences sont diff&eacute;rentes ; les communaut&eacute;s de territoire sont une &eacute;manation des communes qui pourrait se traduire par une suppression des intercommunales dans leur configuration actuelle. Leurs personnels, leurs missions pourraient &ecirc;tre mises au service d&rsquo;un int&eacute;r&ecirc;t plus large.&quot;</em></span></p> <p align="justify"><span class="Style31"> Dans le public, c&rsquo;est de transversalit&eacute;, de service &agrave; la collectivit&eacute; dont il a &eacute;t&eacute; question mais aussi de calendrier. En 2012, les &eacute;lections communales et provinciales seront organis&eacute;es, d&rsquo;ici l&agrave;, il faut savoir de quelle mani&egrave;re administration et &eacute;lus pourront fonctionner.</span><br> </p> <p class="MsoNormal">&nbsp;</p> </th> </tr> <tr> <th colspan="3" scope="row"><div align="left"><span class="Style48">Un &quot;oiseau rare&quot; et un observateur avis&eacute; <br> aux Midis de la Province</span></div></th> </tr> <tr> <th scope="row"><img src="images/110318-Midis_de_la_province_photo1-9c3f4.jpg" width="200" height="150" border="1"></th> <th scope="row"><img src="images/110318-Midis_de_la_province_photo2-01cb0.jpg" width="200" height="150" border="1"></th> <th scope="row"><img src="images/110318-Midis_de_la_province_photo3-0e9ce.jpg" width="200" height="150" border="1"></th> </tr> <tr> <th colspan="3" class="essai" scope="row"><p align="justify"><span class="Style40">Dans le paysage provincial wallon, Alain Trussart est plut&ocirc;t un oiseau rare : D&eacute;put&eacute; provincial Ecolo, il si&egrave;ge dans la plus jeune province belge, celle du Brabant wallon. 300.000 habitants pour un budget de 141 millions d&rsquo;euros, c&rsquo;est une &quot;petite&quot; province face &agrave; sa voisine qui compte presque cinq fois plus d&rsquo;habitants. Aux c&ocirc;t&eacute;s de Thierry Jacques, pr&eacute;sident du MOC, observateur avis&eacute;, il &eacute;tait l&rsquo;invit&eacute; de Serge Hustache pour un rendez-vous des &quot;Midis de la Province&quot; particuli&egrave;rement anim&eacute;.</span></p> <p align="justify"><span class="Style31"><strong>Alain Trussart et Thierry Jacques</strong> &eacute;taient venus &agrave; Tournai pour livrer quelques r&eacute;flexions sur l&rsquo;avenir des provinces, sur leur vision de l&rsquo;&eacute;volution de ces institutions aujourd&rsquo;hui malmen&eacute;es. Une vraie rencontre sans langue de bois, avec des v&eacute;rit&eacute;s, pas toujours forc&eacute;ment bonnes &agrave; dire ou &agrave; entendre...</span></p> <p align="justify"><span class="Style31"> Le D&eacute;put&eacute; provincial Ecolo a commenc&eacute; par retracer son parcours d&rsquo;un &quot;provincialiste&quot; qui a v&eacute;cu la scission d&rsquo;un territoire, le Brabant, en deux petites provinces. Un D&eacute;put&eacute; qui d&eacute;fend l&rsquo;instance au sein de laquelle il si&egrave;ge et qui, pourtant, doit faire face &agrave; une attitude moins sereine de la part du reste de son parti...</span></p> <p align="justify"><span class="Style35"> &quot;Notre souhait &agrave; Ecolo est que le service rendu &agrave; la population le soit au meilleur niveau. Et je pense que la Province est un espace int&eacute;ressant, qui d&eacute;veloppe des sp&eacute;cificit&eacute;s en fonction de chaque territoire. Dans l&rsquo;Europe des r&eacute;gions, elles sont des lieux id&eacute;aux pour conclure des accords internationaux. Autour des cit&eacute;s, on peut construire des bassins de vie. Mon parti travaille surtout sur cette id&eacute;e du niveau de pouvoir le plus opportun qui permette de pr&eacute;server un r&ocirc;le humain dans les choix strat&eacute;giques pos&eacute;s sur un territoire. A ce titre, la Province a une proximit&eacute; qui lui permet de lancer de nouvelles politiques, adapt&eacute;es &agrave; des besoins.&quot;</span></p> <p align="justify"><span class="Style31"> La Province du Brabant wallon s&rsquo;&eacute;rige sur des besoins sociaux, sur la mobilit&eacute; et sur diff&eacute;rents autres services. Cette &quot;jeune&quot; province d&rsquo;une quinzaine d&rsquo;ann&eacute;es s&rsquo;appuie sur un territoire &agrave; priori plus riche mais rencontre d&rsquo;autres difficult&eacute;s... &quot;Il faut mener des r&eacute;flexions sur les objectifs des provinces, les int&eacute;r&ecirc;ts d&eacute;fendus doivent correspondre au territoire sur lequel on se situe.&quot;</span></p> <p align="justify"><span class="Style42"> Des r&eacute;alit&eacute;s bien diff&eacute;rentes</span></p> <p align="justify"><span class="Style31"> Cette notion de &quot;territoire&quot;, elle &eacute;tait omnipr&eacute;sente dans l&rsquo;intervention de Thierry Jacques. Le pr&eacute;sident du MOC s&rsquo;est appuy&eacute; sur la mani&egrave;re dont les f&eacute;d&eacute;rations du MOC, de la CSC, s&rsquo;organisent dans les diff&eacute;rents territoires pour dresser un parall&eacute;lisme int&eacute;ressant avec les Provinces. &quot;Dans le Luxembourg, oui, le niveau provincial est pertinent. Nous avons d&rsquo;ailleurs plaid&eacute; pour que les deux Hautes Ecoles fusionnent plut&ocirc;t que de se rattacher &agrave; d&rsquo;autres pouvoirs organisateurs : la Province a toute sa pertinence, toute son importance. En Hainaut, par exemple, il exsite trois f&eacute;d&eacute;rations r&eacute;gionales du MOC qui op&egrave;rent sur des bassins de vie diff&eacute;rents en raison d&rsquo;un parcours, d&rsquo;une histoire particuliers... Le d&eacute;coupage des fronti&egrave;res provinciales n&rsquo;a pas toujours &eacute;t&eacute; des plus heureux.&quot;Pour lui, il est important de consolider les &quot;sous-r&eacute;gions&quot;, de renforcer les projets d&eacute;fendus sur des territoires. Quant aux institutions, &quot;elles doivent &eacute;voluer, peut-&ecirc;tre m&ecirc;me dispara&icirc;tre. Il faudrait r&eacute;aliser une &eacute;valuation rigoureuse et compl&egrave;te de ce qu&rsquo;apportent les provinces.&quot;</span></p> <p align="justify"><span class="Style31"> <strong>Serge Hustache</strong>, pour conclure, a rappel&eacute; qu&rsquo;&agrave; ses yeux, il existait trois formes d&rsquo;opposition aux provinces, souvent, d&rsquo;ailleurs, comme l&rsquo;ont dit les interlocuteurs, d&eacute;pourvues de fondement : &quot;une opposition de principe, parce que certes la Province se vend mal. Souvent, on ignore que l&rsquo;Observatoire de la Sant&eacute;, par exemple, ou l&rsquo;Institut de Formation constituent des services provinciaux. Une opposition politique et une opposition plus dangereuse, id&eacute;ologique, qui porte atteinte aux services publics et remet en question syst&eacute;matiquement et partout les pouvoirs interm&eacute;diaires.&quot; A l&rsquo;instar des propos tenus par les intervenants, plusieurs personnes dans l&rsquo;assembl&eacute;e se sont interrog&eacute;es sur la remise en question des autres niveaux de pouvoir. &quot;Si la Province est supprim&eacute;e, qui paiera pour qu&rsquo;on donne le meilleur service au citoyen ?&quot;</span></p> <p align="left"><br> </p></th> </tr> <tr> <th colspan="3" scope="row"><div align="left"><span class="Style46">Concr&egrave;tement: l'Eurom&eacute;tropole fait son chemin!</span></div></th> </tr> <tr> <th scope="row"><img src="images/110624-Midis_Province_photo1-112f9.jpg" width="200" height="150" border="1"></th> <th scope="row"><img src="images/110624-Midis_Province_photo2-4b708.jpg" width="200" height="150" border="1"></th> <th scope="row"><img src="images/110624-Midis_Province_photo3-6d2cf.jpg" width="200" height="150" border="1"></th> </tr> <tr> <th colspan="3" scope="row"><div align="justify"><span class="Style28">L&rsquo;Eurom&eacute;tropole, ce n&rsquo;est pas, comme l&rsquo;a r&eacute;p&eacute;t&eacute; Stef Vande Meulebroucke, Directeur de l&rsquo;Agence de l&rsquo;Eurom&eacute;tropole, une structure suppl&eacute;mentaire mais un &quot;facilitateur&quot;, une plate-forme, un &quot;&eacute;l&eacute;vateur&quot;... Le responsable de l&rsquo;Agence de l&rsquo;Eurom&eacute;tropole, et Peter Roose, conseiller provincial de Flandre occidentale, ont expliqu&eacute; leur vision de l&rsquo;avenir de cette tr&egrave;s grande r&eacute;gion en construction.</span> </div> <span class="essai"> <p align="justify" class="Style24">&quot;Vous dites que la Province de Hainaut doit se livrer au difficile exercice d&rsquo;assumer de mani&egrave;re incompl&egrave;te un grand nombre de comp&eacute;tences mais l&rsquo;Eurom&eacute;tropole, je tiens &agrave; vous rassurer n&rsquo;a aucune comp&eacute;tence !&quot;</p> <p align="justify" class="Style28"> En quelques mots, Stef Vande Meulebroucke a dress&eacute; le cadre dans lequel s&rsquo;exerce la mission de l&rsquo;Eurom&eacute;tropole : &ecirc;tre une plate-forme entre les quelque 140 communes qui composent ce vaste territoire, en plein coeur de l&rsquo;Europe.</p> <p align="justify" class="Style28"> <em>&quot;Cet espace n&rsquo;est pas seulement celui des grandes villes mais aussi celui des gens : 2,1 millions d&rsquo;habitants, deux langues, trois communaut&eacute;s et trois villes principales que sont Lille-Kortijk et Tournai&quot;</em>.</p> <p align="justify" class="Style28"> Quatorze partenaires ont d&eacute;cid&eacute; de travailler ensemble sur toute une s&eacute;rie de th&eacute;matiques qui faciliteront leur destin commun : sant&eacute;, transport, culture, emploi, formation. Les enjeux sont &eacute;normes et expliquent sans nul doute que l&rsquo;Etat fran&ccedil;ais, les deux r&eacute;gions wallonne et flamande, mais aussi la Communaut&eacute; fran&ccedil;aise, les Provinces de Hainaut et de Flandre occidentale mais aussi les intercommunales des diff&eacute;rents territoires, les bourgmestres...<em> &quot;C&rsquo;est vrai&quot;</em>, son directeur le reconna&icirc;t : &quot;la structure est complexe mais c&rsquo;&eacute;tait le prix &agrave; payer pour garantir &agrave; chacun la parole et la repr&eacute;sentation, pour que les id&eacute;es circulent, les projets naissent...&quot;</p> <p align="justify" class="Style28"> Et ils commencent &agrave; na&icirc;tre, ces fameux projets. Les rencontres suscitent des envies de travailler ensemble, des besoins de fonctionner en commun sur des th&eacute;matiques, on ne peut plus concr&egrave;tes.</p> <p align="justify" class="Style28"> L&rsquo;emploi, par exemple. S&rsquo;il y a peu d&rsquo;&eacute;changes entre les travailleurs, est-ce en raison de la circulation de l&rsquo;information ou du peu d&rsquo;&eacute;changes entre formations ? Pourquoi d&rsquo;ailleurs compte-t-on si peu d&rsquo;inscrits dans les universit&eacute;s fran&ccedil;aises ? Un probl&egrave;me de mobilit&eacute; ? Une autre raison ?</p> <p align="justify" class="Style28"> Ces questions, &eacute;videmment, ne sont pas neuves, c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs ce qu&rsquo;a relev&eacute; un membre de l&rsquo;assembl&eacute;e mais les r&eacute;ponses que s&rsquo;efforcent d&rsquo;y apporter l&rsquo;Eurom&eacute;tropole, elles, diff&egrave;rent.</p> <p align="justify" class="Style44"> Eurom&eacute;tropole...</p> <p align="justify" class="Style28"> Un nom bien peu engageant comme cela a &eacute;t&eacute; &eacute;pingl&eacute;, focalisant l&rsquo;attention sur trois villes.<em> &quot;Choisir un nom n&rsquo;est pas chose ais&eacute;e&quot;, a relev&eacute; le D&eacute;put&eacute; provincial Serge Hustache. &quot;A un moment, il faut s&rsquo;engager, d&eacute;cider de suivre des locomotives : Lille, Kortrijk et Tournai peuvent en &ecirc;tre. Il faut bien distinguer l&rsquo;enjeu ext&eacute;rieur, la reconnaissance internationale et l&rsquo;appartenance interne.&quot;</em></p> <p align="justify"><span class="Style28"> Les questions auxquelles r&eacute;pond l&rsquo;Eurom&eacute;tropole concernent un grand nombre de pr&eacute;occupations territoriales partag&eacute;es, bien s&ucirc;r, par les provinces. Le Hainaut s&rsquo;investit beaucoup dans l&rsquo;Eurom&eacute;tropole et, &agrave; terme, les &eacute;changes avec les services provinciaux et ceux des autres partenaires pourraient d&eacute;boucher sur un travail commun. C&rsquo;est le point de vue de Peter Roose, conseiller provincial en Flandre occidentale.</span><br> </p> <p align="left">&nbsp;</p> </span></th> </tr> <tr> <th class="essai" scope="row">&nbsp;</th> <th class="essai" scope="row">&nbsp;</th> <th class="essai" scope="row">&nbsp;</th> </tr> <tr> <th colspan="3" class="essai Style30 Style31" scope="row"><div align="left"><span class="Style48">Dexia dans les colonies de peuplement :<br> chacun peut (r&eacute;)agir</span></div></th> </tr> <tr> <th class="essai Style30 Style31" scope="row"><img src="images/Manif_aida-2-5a142.jpg" alt="ff" width="200" height="150" border="1"></th> <th class="essai Style30 Style31" scope="row"><img src="images/enfants_2-2-db9d7.jpg" alt="ii" width="200" height="150" border="1"></th> <th class="essai Style30 Style31" scope="row"><img src="images/DSC00866-08ba9.jpg" alt="jj" width="200" height="150" border="1"></th> </tr> <tr> <th colspan="3" class="essai Style30 Style31" scope="row"><p align="justify"><strong>Le troisi&egrave;me &quot;Midi de la Province&quot; a abord&eacute; un th&egrave;me qui, sans en avoir l&rsquo;air, nous concerne tous : le financement par Dexia des colonies de peuplement ill&eacute;gales dans les territoires occup&eacute;s. Face &agrave; une quarantaine de personnes particuli&egrave;rement int&eacute;ress&eacute;es par la question, Serge Hustache, D&eacute;put&eacute; provincial, Bruno Buchet, bourgmestre de Viroinval et Mario Franssen, coordinateur d&rsquo;Intal ont fait le point pour savoir comment agir et r&eacute;agir.</strong></p> <p align="justify">Qu&rsquo;une filiale de Dexia finance des colonies dans des territoires ill&eacute;galement occup&eacute;s par Isra&euml;l : nous sommes tous concern&eacute;s. C&rsquo;est le message qu&rsquo;ont voulu faire passer Bruno Buchet et Mario Frassen. Le premier, bourgmestre d&rsquo;une petite commune, s&rsquo;est rapidement saisi de la question au Conseil d&rsquo;Administration de Dexia. &quot;Prendre la parole devant Jean-Luc Dehaene pour aborder ce probl&egrave;me, je peux vous assurer que ce n&rsquo;est pas facile. Je n&rsquo;ai toujours pas obtenu de r&eacute;ponse claire et pr&eacute;cise. En finan&ccedil;ant les colonies de peuplement, Dexia viole le droit international mais aussi son code &eacute;thique,&quot; observe Bruno Buchet qui insiste sur le m&eacute;pris avec lequel sont consid&eacute;r&eacute;s les petits actionnaires... M&eacute;pris, repr&eacute;sailles &agrave; l&rsquo;&eacute;gard d&rsquo;associations : le bourgmestre de Viroinval ne m&acirc;che pas ses mots. Existe-t-il des preuves de ces financements ? Ne s&rsquo;agit-il pas de sp&eacute;culations ? A travers Intal (International Action for Liberation), Mario Franssen, coordinateur, a men&eacute; une enqu&ecirc;te fouill&eacute;e et minutieuse. &quot;D&egrave;s 2000, Dexia a &eacute;t&eacute; interpell&eacute;. A l&rsquo;&eacute;poque, nous n&rsquo;avions pas de preuves r&eacute;elles de son implication. C&rsquo;est en 2005 qu&rsquo;elles ont &eacute;t&eacute; obtenues quand une plainte a &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;e &agrave; la Knesset, estimant qu&rsquo;il n&rsquo;y avait pas de financement dans les colonies et que c&rsquo;&eacute;tait injuste. Dans sa r&eacute;ponse, Dexia rassure le plaignant : aucune inqui&eacute;tude, les colonies de peuplement sont bel et bien financ&eacute;es par la banque.&quot;</p> <p align="justify"> D&egrave;s ce moment, la r&eacute;sistance s&rsquo;organise pour collecter des preuves qui &eacute;tayeront les propos et accusations. Une campagne de sensibilisation est lanc&eacute;e en 2009. Aujourd&rsquo;hui, apr&egrave;s des mois d&rsquo;actions diverses, apr&egrave;s des interpellations multiples comme celles de la Province de Hainaut ou du Ministre-Pr&eacute;sident de la R&eacute;gion wallonne, Rudy Demotte, les r&eacute;ponses restent floues et &eacute;vasives. <em>&quot;Pourtant, assure Mario Franssen, nous pouvons tous agir. Les trois r&eacute;gions d&eacute;tiennent 5,7% du capital de Dexia, l&rsquo;Etat Belge &eacute;galement, les communes et provinces, elles, repr&eacute;sentant 14% :.</em> La Province de Hainaut comme de nombreuses communes sont partenaires et surtout actionnaires du Holding communal de Dexia. &quot;C&rsquo;est un moyen de pression efficace sur Dexia mais chacun nous pouvons acheter une action et r&eacute;agir. Nous condamnons les colonies qui s&rsquo;installent au del&agrave; de la ligne verte, tous les &eacute;tats se sont positionn&eacute;s contre ces actions&quot;, observe Mario Franssen. Certes, comme l&rsquo;a relev&eacute; le coordinateur d&rsquo;Intal les moyens d&rsquo;actions sont maigres mais existent bel et bien. Serge Hustache a rappel&eacute; qu&rsquo;une motion avait &eacute;t&eacute; propos&eacute;e au Conseil provincial mais n&rsquo;avait pas &eacute;t&eacute; vot&eacute;e, avec sa coll&egrave;gue Annie Taulet, pr&eacute;sente &agrave; ce &quot;Midi&quot;, il s&rsquo;est engag&eacute; &agrave; la r&eacute;it&eacute;rer dans les mois &agrave; venir.<em> &quot;C&rsquo;est une violation du Droit international et c&rsquo;est &eacute;tonnant d&rsquo;ailleurs qu&rsquo;il n&rsquo;y ait pas plus de r&eacute;actions,&quot;</em> s&rsquo;est &eacute;tonn&eacute; Serge Hustache. Pour le repr&eacute;sentant de Leilah Shahid, Adel Atieh, ces colonies vont au-del&agrave; d&rsquo;une violation du droit international, elles am&egrave;nent la destruction de villages, la multiplication des humiliations... Intal propose des actions &agrave; travers sa plate-forme, et notamment une campagne d&rsquo;affichage : &quot;Palestine occup&eacute;e-Dexia impliqu&eacute;e&quot;.</p> <p align="justify">De nombreuses communes se sont d&rsquo;ores et d&eacute;j&agrave; mobilis&eacute;es. Pour en savoir plus <a href="http://www.intal.be" target="_blank">www.intal.be</a></p></th> </tr> <tr> <th scope="row">&nbsp;</th> <th scope="row">&nbsp;</th> <th scope="row">&nbsp;</th> </tr> <tr> <th colspan="3" scope="row">&nbsp;</th> </tr> <tr> <th scope="row">&nbsp;</th> <th scope="row"><a href="index-midi.html" class="Style31">Haut de page</a></th> <th scope="row">&nbsp;</th> </tr> </table> <p>&nbsp; </p> </div> </body> </html>