A toutes les Shéhérazade d'Orient et d'Occident

... de Gide devant la tour Hassan à Rabat

 

... de Loti dans la mosquée des Omeyades à Damas

 

 

 

... de Genet dans le cimetière de Larache

... de Lamartine à Balbeek

Une passion ne se définit pas. Elle se vit. Un sentiment étrange... entre magie et émotion.
Comment ne pas ressentir d'inexprimables frissons lorsque l'on se trouve là-même dans cette mystérieuse oasis toute dévouée au Dieu Baal, où Lamartine a pleuré sa fille Julia, morte quelque mois plus tôt. « Il a perdu dans la route, l'enfant qui, sous sa voûte, répandait la lumière   et l'immortalité »... Là, dans ce cimetière perdu du Maroc, où   Jean Genet   le « captif amoureux » repose entre l'océan et, clin d'oeil malicieux du destin, une prison. Là, sous le ciel étoilé de Damas, où Loti a rêvé d'Aziyadé la belle odalisque aux yeux verts, rencontrée sur le port de Salonique.
Il n'y a pas de hasard, impossible de tricher ou de frimer au Pays des Mille et Une Nuits.

Serge HUSTACHE